- Zut chien des rues (1955)
- Les filles du feu (1956) - assistant réalisateur
- Le petit pécheur de la mer de chine (1959)
Le blog public des membres de la famille HANIN
en compétition au Festival de Cannes 1959
Auteur réalisateur HANIN SERGE
Durée 26' Support 35mm scope couleur
Année de production 1959
Organisme détenteur ou dépositaire Serge Hanin, Segar films
Résumé :
Xuan, jeune garçon vietnamien, rêve de partir en mer. Ses aventures marines et sous-marines, sur la jonque de son frère.
Jury
Serge Hanin et son équipe de tournage
copyrightPays de production
France ; Italie
Sortie en France
1962
Procédé image 35 mm - NB Durée 95 mn
Générique technique
Réalisateur Hans Herwig
Scénario Hans Ronald
Adaptateur Jacques Lancien
Adaptateur Jean Lambertie
Dialoguiste Jacques Lancien
Dialoguiste Jean Lambertie
Société de production Francisco Film
Société de production Consorzio Italiano Films
Société de production Nord-Artistica Cinematografica
Directeur de production Jean Lefait
Directeur de la photographie Jacques Lang
Cadreur Jacques Ledoux
Ingénieur du son Séverin Frankiel
Compositeur de la musique Jacques Lacome
Décorateur Louis Le Barbenchon
Maquilleur Serge Groffe
Assistant-réalisateur Serge Hanin
Monteur André Gaudier
Scripte Suzanne Ohanessian
Régie Pierre Lefait
Photographe de plateau Gérard Brissaud
Générique artistique
Alida Valli(Livia Boissière) ; Robert Etcheverry(Claude Boissière); Anita Höfer(Anita); Jacques Fontan(Robert Boissière); Erika Spaggiari(Irène); Jean Tissier(l'hôtelier);André Gabriello(le détective); Jean Degrave(le médecin); Pauline Carton(Denise, la bonne); Paul Demange(un ami de Livia); Antoine Marin(le patron du bistrot); Gloria Vélasquez(l'employée de l'institut de beauté)
Synopsis
Devenue veuve à vingt ans, Madame Boissière s'est entièrement consacrée à ses deux fils, Robert et Claude, qu'elle aime d'une affectation possessive. C'est ainsi qu'inconsciemment jalouse, elle a éloigné Robert de la femme qu'il aimait, Irène, et qu'elle veille maintenant à ce que Claude, célibataire, demeure à l'écart de toute présence féminine autre que la sienne. Mais Claude, musicien de talent, souffre de la tutelle de cette mère abusive et s'éloigne à son tour. Parti en montagne, il rencontre une fille solitaire, Anita, dont il s'éprend. Anita vit seule dans un chalet perdu au flanc de la montagne, partageant son temps entre la décoration de céramiques et les promenades en plein air. Claude se fixe chez Anita et, tandis que l'un compose au piano, l'autre décore des poteries. Bientôt, les jeunes gens se marient et Robert, de son côté, reprend la vie commune avec Irène. Les deux jeunes ménages sympathisent entièrement et passent des jours heureux en montagne. C'est alors que survient le drame : Robert se tue dans un accident d'auto. Claude et Anita consentent à aller vivre auprès de Madame Boissière. Espérant toujours reprendre son fils pour elle seule, celle-ci essaie d'éveiller chez Claude des soupçons au sujet de la fidélité de sa femme. Claude et Anita se séparent ; mais Irène découvre le mensonge de sa belle-mère. Claude rejoint Anita qui s'était réfugiée en montagne, lui cachant, dans son désespoir, qu'elle attendait un enfant. Aucun obstacle désormais ne s'opposera plus à leur bonheur.
© Les fiches du cinéma 2001
d'après Alphonse Daudet
Auteur réalisateur : Serge Hanin
1973 - Destins
(TV - Plus le scénario et interprète)
De Maurice Delbez et Serge Hanin
Avec Robert Murzeau, Colette Allègre, Jacques Berthier, Robert Vallée, Claude Darvy, Françoise Boutin, Jany Holt
Film en noir et blanc de 1962 écrit et réalisé par Serge Hanin
Un film noir, comme il y en avait beaucoup dans les années 60, versé dans l’intrigue d’espionnage, le banditisme et l’amour.
Daniel Sorano campe ici son dernier rôle au cinéma, celui de Peter Carl. Personnage froid, discipliné, silencieux et austère, c’est un pro de l’ouverture de coffre-fort au passé mouvementé. Voleur très expérimenté, il veut raccrocher, mais un employeur anonyme lui fait une proposition qu’il ne peut pas refuser, sous peine d’être tué. Peter Carl va voir son ami “La F”ouine pour enquêter sur le mystérieux patron qui l’emploi et pour lui demander des informations sur le travail à accomplir.
L’action se déroule à Amsterdam pendant la construction des polders. Peter Carl doit ouvrir les coffres de l’International Banking Corporation. Lorsqu’il est dans sa chambre d’hôtel, Peter Carl fait appel à une vamp énigmatique, Corinne. Grâce à elle, Peter enquête sur son employeur, il veut savoir à qui il a affaire et quels dangers le guettent. En conjuguant son enquête personnelle et le détournement de fonds à la banque, Peter s’attire le regard du commissaire Ulrich en même temps que les inimités de William à la solde du mystérieux employeur.
Enfin Peter est dans la banque, il force le coffre et sort les grosses coupures. Mais William et ses hommes de mains tentent de le tuer, une poursuite s’engage. Eprouvé, Peter s’échappe des polders et parviens jusqu’à une clairière où l’inspecteur Ulrich l’attend patiemment. Le voleur montre un mouchoir blanc, il se rend, mais il est tué impitoyablement par la police…
La musique est de Jacques Lacombe, compositeur de Aux frais de la Princesse notamment. Le directeur de la photographie était Jacques Fellous, à l’œuvre dans Arrêtez les tambours (autre films avec Daniel Sorano) et Les Tontons Flingueurs, deux films de Georges Lautner.
Dans ce film noir, toute l’essence de cette tendance cinématographique est présente. Tant par les effets de caméra, de flash-back, que par l’utilisation d’une musique sombre et délitée. La voix-off est ici aussi très présente, Peter Carl parle de sa propre expérience et use d’un ton sarcastique. Les dialogues sont savoureux et mêlent l’argot et la bonne formule. Entre eux, les personnages sont en tension permanente, un rapport de force s’établit principalement entre Peter et Corinne, qui jouent au chat et à la souris. « Le scorpion- nous dit La Fouine devrait servir d’emblème pour tous les gens de notre espèce. Devant l’adversaire il recule, il darde toutes ses armes. Il finasse de droite, de gauche, puis il attaque sauvagement. »
Distribution
Daniel Sorano – Peter Carl
Elga Andersen – Corinne
Lutz Gabor – William
Paul Demange – Le mage
Alexandre Rignault – Le commissaire Ulrich
Clément Harari – La fouine
Ginette Rolland – La chanteuse
Jean Lanier – Le directeur du chantier
Anecdotes
- Tourné à Amsterdam pendant prés de trois mois, Daniel Sorano avait aussi un engagement pour l’Odéon, où il jouait Shylock dans Le Marchand de Venise. Les week-ends, le tournage était arrêté pour permettre à Daniel Sorano de rejoindre la capitale.
- A de multiples reprises le tournage a été arrêté, en cause des malaises de l’acteur principal.
- Lors du tournage de la dernière scène, l’équipe est très inquiète de l’état de Daniel Sorano. Celui-ci persévère, il tombe plusieurs fois. Si bien que Serge Hanin décide de conserver une prise où Peter Carl s’affaisse maladroitement en sortant des polders.
- Après le tournage de la dernière scène, Daniel Sorano est mort des suites d’une crise cardiaque dans sa chambre d’hôtel.
- Elga Andersen a joué pour un autre animal que le scorpion, dans Le Serpent d’Henri Verneuil.
- Lutz Gabor avait déjà précédemment joué aux cotés de Daniel Sorano dans Arrêtez les tambours de Georges Lautner.
Jonathan Izzo
Daniel Sorano rejoint Savinien Cyrano
C’est un choc. La nouvelle a mit un certain temps à parvenir d’Amsterdam à Paris. Pourtant l’annonce est formelle, Daniel Sorano est mort la veille.
Une semaine avant, l’acteur jonglait entre le tournage éprouvant du film Le Scorpion la semaine en Holland et l’Odéon de Paris les week-ends où il campe Shylock, le Marchand de Venise de Shakespeare au théâtre. La critique est unanime, Daniel Sorano prouve une fois encore son grand talent, sa générosité sur scène, sa puissance d’interprétation. Mais il cache à son entourage ses malaises au sortir de scène, il ne dit pas non plus un mot sur les maux de têtes qui le tenaillent à force de travail.
Il écrira à son ami Yves Bro quelques temps avant de mourir prématurément « Je ne crois plus me souvenir de ce qu’est vraiment le mot repos : pour moi c’est une définition dont j’ignore la pratique… ». Le médecin de Daniel lui demandera de s’arrêter un temps, de se mettre au repos, ce à quoi il répondra « …c’est impossible pour le moment ».
Sans relâche, l’acteur continu à jouer sans se ménager, sans penser qu’il va au bout de ce que son corps peut encore supporter.
Et puis viens le Jeudi, Daniel tourne la dernière scène du film de Serge Hanin. Dans cette scène, son personnage meurt d’un coup de revolver en plein torse. Le sang jaillit, il tombe a terre, la sueur perle à son front.
Un instant l’équipe ne sait pas, elle hésite, l’acteur à déjà eut plusieurs vertiges. Serge Hanin lance « Couper ! », Daniel se relève, le visage meurtri et éprouvé. Il regarde l’équipe, son éternel sourire les rassure. Il rentre dans sa chambre d’hôtel, il ferme la porte, il ne l’ouvrira jamais plus.
Le lendemain l’équipe s’inquiète de son silence. La porte est forcée, Daniel gît à coté de son lit, la chemise maculée de sang. Un instant les autorités pensent au pire, impossible Daniel n’avait pas de vrai ennemi. On se rend compte que c’est le faux sang du film, Daniel n’avait même pas eu le temps de se déshabiller.
Le monde du théâtre le pleure, le T.N.P. impose une minute de silence à son public, et Jean Vilar écrit : « Quand, loin, très loin de notre pays, certains d’entre nous, dont j’étais, entendions Daniel attaquer telle œuvre de Molière et dire, éclatant : « Quoique puisse dire Aristote et toute sa philosophie, il n’est rien d’égal au tabac ; c’est la passion des honnêtes gens… », alors subitement disparaissaient les nostalgies, les lassitudes et s’estompait ce simulacre de l’exil qu’est la longue, l’interminable tournée théâtrale. […] Le T.N.P. est une fois de plus frappé à plein cœur. »
Tous ses amis d’enfance, acteurs et estimés collègues rejoignent les propos de Jean Vilar : après la perte de Gérard Philippe c’est un nouveau coup dure porté au talent. Claude Barma parle, déjà, d’une terrible absence et d’un choc.
Daniel sera inhumé à Pernes-les-fontaines, petit village du Vaucluse non loin d’Avignon. Il voulait y planter le décor de sa vie, ce sera celle de ses enfants. Comme par le passé pour son ami Gérard Philippe, Daniel Sorano avait demandé à être enterré vêtu du costume de Cyrano, le personnage qui lui avait offert les faveurs du public. Dans ce costume empanaché, Daniel semble rire encore malgré le temps. Il rit de toutes ses dents, il laisse au souvenir l’image d’un homme qui portait la joie de vivre comme l’amour du théâtre. Pour l’éternité Daniel est resté Cyrano, Scapin, Mascarille, Sganarelle, Shylock, Othello et bien d’autres encore…
jonathan izzo
Le sacre noir
Auteur réalisateur
HANIN SERGE
MAUNICK EDOUARD
Un voyage dans la culture négro-africaine, non écrite. Danse, sculpture, peinture, musique, jazz, les griots anciens, les poètes francophones modernes.
Date de première diffusion
Chaîne émettrice FR3
Durée 52'
Support 16mm couleur
Année de production 1974
Organisme détenteur ou dépositaire INA
La pharmacienne
Auteur réalisateur HANIN SERGE
court métrage
d'après une nouvelle d'ANTON TCHEKHOV
adaptation HENRIETTE JELINEK et MARIE-LOUISE de VILLIERS
Acteurs : Jany Holt , Jacques Berthier, Robert Murzeau, Odile Versois
Résumé : Une nuit d'hiver en Russie, deux officiers en goguette font rêver une pharmacienne.
Durée 26'
Support 35mm N&B
Année de production 1965